La Fille du Vent
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Une nuit j’ai rêvé. Là haut, tout là haut j’ai effleuré les nuages, caressé le toit du monde, pénétré l’immensité des steppes.
Errance non sonore j’ai valsé sur la partition sans note de mon égarement voluptueux.
Suspension du temps malgré la sarabande des astres.
Dans la montgolfière de mes rêves, là haut tout là haut, je suis la fille du vent
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Valérie DEL, Atelier d'écriture Floreffe 2010
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Chevalier du brouillard

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CHEVALIER DU BROUILLARD
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Dromanoir, je me souviens
Pour l’Orient éternel tu es en partance
Je vis cloîtrée en ce repaire
J’erre entre ces murs, sans vie
Arbrivée, je me souviens
Ton corps qui se balance
Ce frémissement dans l’air
Mon cri lugubre dans la nuit
Escamanche, je me souviens
Une à une tu as monté les planches
Tu as été jugé par tes pairs
Chevalier du brouillard tu as été puni
Bosquande, je me souviens
Nos étreintes et nos espérances
Liés par ce secret que nous devons taire
Jouissance du corps et de l’esprit
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Valérie DEL, Atelier d'écriture Floreffe 2010
Dans une larme
Le texte d'une chanson de Gérald De Palmas ... paroles qui me parlent ... qui vous parleront peut-être ...
Plonger au fond de la mer
As-tu déjà essayé ?
Et au centre de la terre
Qu'il y a-t-il dans l'obscurité ?
Les étoiles et leurs poussières
Sais-tu ce qu'il s'est passé ?
Derrière le soleil qui nous éclaire
Y es tu déjà allé ?
Dans une larme tout l'univers
Une larme au goût amer
Une larme pour oublier
Que je suis incapable d'aimer
Ma foi me désespère
Mais je veux bien t'écouter
Le paradis et l'enfer
Quel manque de subtilité
Perdu dans mon labyrinthe
Je continue à chercher
Des années que je m'éreinte
De plus en plus enfermé
Dans une larme tout l'univers
Une larme au goût amer
Une larme pour oublier
Que je suis incapable d'aimer
Ce sentiment qui me bouleverse
Comment peux-tu l'expliquer
Tout cet amour qui me renverse
Je ne sais pas l'exprimer
Dans une larme tout l'univers
Une larme au goût amer
Une larme pour oublier
Que je suis incapable d'aimer
Une larme a coulé
Texte écrit à l'occasion d'un stage d'éciture en juillet dernier:
J'ai gardé en mémoire le jour où ils m'ont murée,
d'horizontale je suis devenue verticale.
Ils l'ont arraché de ma poitrine, lui, l'axe de ma vie
celui avec qui je partageais ce lit.
Une larme a coulé le long de la paroi,
cris long et douloureux du déchirement.
Mon âme divague ne sachant quel chemin prendre.
A droite, cette grille tyrannique me semble infranchissable.
Et pourtant, combien j'aurais aimé remonter le temps et l'espace
de ces piliers célestes, de cette voûte étoilée qui me sont inaccessibles.
Je prends le chemin du coeur et ruisselle sur ce sol, rouge comme ma blessure.
Je me laisse guider jusqu'à cette lumière vacillante,
je m'approche désormais de ce foyer rougeoyant.
La chaleur et l'engourdissement me gagnent et je me mets à rêver.
Légère, je quitterai l'attraction terrestre,
je parviendrai sur la voûte et m'évaderai du dedans
pour accéder au dehors par ce trou des fumées déconcertantes.
Fumée déconcertante ou vapeur d'eau libérée?
Valérie, Floreffe 2009







